Comment lire ces données
Ce site republie les données du ministère de la Transition écologique sur les certificats d'économie d'énergie délivrés entre 2015 et 2022. Voici ce qu'ils sont, et les trois choses qu'il faut savoir avant de lire un chiffre.
Ce qu'est un certificat d'économie d'énergie
Le dispositif oblige les vendeurs d'énergie — électricité, gaz, carburant, fioul — à financer des travaux d'économie d'énergie chez leurs clients. C'est ce qui finance, en pratique, l'essentiel des primes que reçoit un ménage quand il isole ses combles ou remplace sa chaudière.
Chaque type de travaux correspond à une fiche d'opération
standardisée, désignée par un code — BAR-EN-101 pour
l'isolation de combles, BAR-TH-104 pour une pompe à chaleur
air/eau. Ce code figure sur les devis et les attestations : c'est le
vocabulaire réel du dispositif, et c'est pourquoi ce site s'organise autour
de lui.
⚠️ Ce site compte des dossiers, pas des logements rénovés
Un même logement peut donner lieu à plusieurs dossiers — isolation, chauffage, ventilation — et un même ménage peut revenir plusieurs années de suite. 7 356 779 dossiers ne veut donc pas dire 7 356 779 logements.
À l'inverse, tous les travaux d'économie d'énergie ne passent pas par ce dispositif : ceux financés sans prime n'y figurent pas.
⚠️ Ce que nous ne calculons pas, et pourquoi
La source publie deux colonnes d'économies d'énergie : une colonne générale et une colonne « précarité ». Sa description indique que la première est « y compris précarité » — ce qui laisserait penser que la seconde en est un sous-ensemble.
Les données contredisent cette lecture. Nous avons mesuré que la colonne précarité dépasse l'autre sur 48 397 lignes sur 141 450, soit 34,2 %, et que le rapport entre les deux passe de 41,5 % en 2015 à 284,1 % en 2017 avant de retomber à 44,9 % en 2022.
Nous ne savons pas expliquer cet écart, et nous ne le comblons pas par une hypothèse. Les deux colonnes sont donc publiées côte à côte, sous le nom exact que leur donne la source, et nous ne calculons jamais de part de l'une dans l'autre. Le nombre de dossiers, lui, est sans ambiguïté : c'est le chiffre que ce site met en avant.
⚠️ Une partie des données est masquée
La source écrit qu'elle « secrétise » les valeurs en deçà d'un seuil de trois unités, et chiffre elle-même la perte : les données masquées « représentent 0,8 % à 7,2 % des économies totales réalisées, selon les niveaux géographiques ». Les totaux d'un petit territoire sont donc des minorants.
Les totaux départementaux ne s'additionnent pas
La donnée est publiée par intercommunalité, et 89 d'entre elles sur 1255 sont à cheval sur plusieurs départements. Nous les comptons en entier dans chacun — c'est le choix le plus utile au lecteur local, mais il interdit d'additionner les pages entre elles.
La période s'arrête en 2022
Les travaux comptés ici ont été engagés entre 2015 et 2022. Le dispositif continue : les millésimes récents ne sont simplement pas encore publiés à cette maille.